Je n'ai dormi que 5h la nuit dernière et ça se ressent sur mon humeur. Ce soir je me suis couchée à 21h, endormie à 22h, mais un con qui s'étoufait dans la rue m'a réveillée, avec un mal de tronche, je vous dit pas. Bref, je me suis levée pour boire un coup, j'ai fumé une clope, suis passée par la case wc et suis repartie au pieux. Bon faut aussi que je vous explique que je me suis payée 2 super angoisses en 4 jours. Quand je dis angoisse, c'est le truc que tu n'expliques pas, qui te serre la gorge, te fait trembler les jambes et t'empêche de réfléchir. T'as qu'une envie, te poser chez toi pour souffler un bon coup, mais tu ne sais pas comment rentrer chez toi tellement tu es paralysé. Bon je ferme la parenthèse, c'était juste pour resituer le contexte. Je me suis donc recouchée dans l'espoir de tomber direct dans les bras de morphé; que nenni. Une masse de souvenirs m'ont assaillie. L'hopital psychiatrique de toulouse. Les rencontres. Des noms: Jean-Marie, mon infirmier adoré, Nath (patiente perdu de vue), Julian (patient perdu de vue), Franck (devenu un ami), Mme R., ma psy,... Une athmosphère aussi: rien à faire à part prendre les médicaments, passer la journée dans le fumoir à essayer de parler avec les autres malades, l'ascenceur, la machine à café, l'ascenceur, le couloir,.... Me revient aussi cette habitude que j'avais prise d'y être. En fin de compte c'était devenu un peu comme chez moi (mon hospi la plus longue san interruption fut de 9 mois). Le week end généralement, je le passait chez ma soeur (en perm' comme ils disaient). Presque 3 années dans cet hosto!! Quand j'y pense, il n'en ressort pas grand chose. Je trouvait bien qu'il y ait un atelier d'ergothérapie, ça occupait (à Montauban, ce n'était pas installé, c'était la misère, vraiment pour soigner la dépression, tourner en rond y'a pas mieux). Je me souvient qu'un interne à l'époque m'avait dit que mon malaise venait de ma mère et j'avais eu envie de lui casser la gueule pour ce blasphème! A l'époque la vérité m'aveuglait, je préférait mes illusions. J'ai pris conscience du problème avec ma mère (voir l'article) l'année dernière seulement, les faits que j'évoque datent de 2000. Tout ça s'emèle dans ma tête dans un tourbillon de pensées alors que j'essaie de dormir. Ca promet, je vais être encore dans le gaz demain. Bon en même temps tout ça n'est pas très grave, je me sens relativement bien en ce moment à part ces angoisses que je ne comprends pas
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